Saké et apéro

Le soleil est là même si l’on a toujours besoin d’une petite laine… Les bourgeons ont fait leur apparition et ils se multiplient comme les chaises en terrasse ! C’est le printemps, le beau temps est de retour avec les lunettes de soleil, les gambettes à l’air et l’apéro.

L’apéritif c’est toute une institution en France. Cela fait parti de notre savoir-vivre et de notre savoir-être. On a même inventé l’apéro-dinatoire… C’est dire à quel point on aime l’apéritif. Tout commence avec un petit verre et des petites choses à grignoter sur un comptoir, à la maison ou dans un parc. Et bien sûr, l’apéritif est une mise en bouche, il ne doit en rien supplanter le dîner. C’est juste une étape intermédiaire et on peut pratiquement dire que nous avons donc Les italiens avec l’apéritivo sont nos plus proches cousins (voir des frères !). Eux aussi raffolent de ce moment entre amis ou en famille.

L’apéro by Made in France

Les japonais ont eux aussi un apéritif même si le terme n’est pas le même. Saviez-vous pourtant qu’il a été lancé il y a quelques années, en 2004, « L’apéritif à la française » ? C’est un événement gastronomique autour de la cuisine française réalisé par Sopexa.

Les mots « apéritif » et « apéritivo » sont entrés dans les moeurs au Japon pour souligner ce moment de la journée où l’on se retrouve pour boire un petit verre et manger sur le pouce avant le dîner.

Mon premier izayaka à Osaka

Le terme japonais pour l’apéritif est « nomikai » et il a lieu dans un endroit bien précis : l’izakaya. L’izakaya est le bistrot français ou le bar à tapas espagnol. On s’y retrouve après le travail pour commander à boire et à manger. Les salarymen passent par des izakaya pratiquement tous les jours pour leur « afterwork ». A l’arrivée dans l’établissement on vous sert un verre de bière ou de saké avec un otoshi. C’est systématique et cet amuse-bouche (qui vous est imposé) devra être réglé à la fin.

Dans ces izakaya, on sert des plats traditionnels, gourmands et en petite quantité : des yakitori (brochettes), du poulet karaage (poulet fris), des sashimis, des salades, du tofu froid, des edamame (fèves de soja vertes)… Ils ont des prix attractifs entre 2 et 6 euros la petite assiette.

Des gourmandises… fris !

Question boissons, il y a le choix. Au Japon, la bière que l’on dit « biru » est l’alcool le plus consommé. Mais il y a aussi la possibilité d’avoir un highball qui est un whisky mélangé avec de l’eau pétillante ou de la limonade. Puis, il y a les sours que l’on appelle « sawa » et les « chuhai » : des spiritueux (notamment du shochu) coupés avec du jus de fruit ou des limonades.

Mon Highball et des plats traditionnels de l’izakaya

Et bien sûr, il y a le saké ! Les bars où l’on consomme debout on fait leur apparition durant l’ère Edo (1603-1868) et on les appelait « sakaya ». Aujourd’hui, le mot s’est transformé en izakaya. De tout temps on y a servi du saké car l’objectif premier était de boire et non de manger. Petit à petit, on a proposé des petits plats pour accompagner les boissons. Avant que la bouteille en verre n’existe, le saké était livré en fût (taru) et on utilisé le masu, récipient en bois carré, pour calculer les quantités à servir. C’est la raison pour laquelle dans les izakaya on peut continuer à servir le saké dans des masu.

A Bordeaux vous pouvez tester un très bon izakaya : Aoi qui appartient à Satomi Chan de la fameuse Pâtisserie S. Aoi est situé à Mériadeck et vous pourrez vivre une super expérience.

France Bleu Gironde

#Emission France Bleu Gironde du 28 mars 2024 avec Marie-Corine Cailleteau : cliquez sur le lien pour écouter le replay plus facilement et rendez-vous sur mon instagram @chloeandwines pour voir en Reels mon passage à la radio !

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